RDC: La MIBA endetté jusqu’au cou !

Une laverie de la MIBA

La Société Minière de Bakwanga MIBA , est actuellement dans un état général très préoccupant, caractérisé par une diminution de sa capacité de production du diamant industriel et un grosse dette de plusieurs de 150 millions de dollars américains. Pourtant, lors de son dernier passage à Mbujimayi, le président Kabila a ,une nouvelle fois, promis de relancer cette entreprise. Agée de plus de 56 ans , la MIBA est une entreprise de droits belgo congolais, avec comme principaux actionnaires l’Etat congolais et le belge SIBEKA.

La Société Minière de Bakwanga MIBA, première entreprise de production du diamant industriel en RDC à Son siège social se trouve dans la ville de Mbuji-Mayi, Chef-lieu de la Province du Kasaï-Oriental au centre de la République Démocratique du Congo. Autrefois, cette entreprise produisait des millions de carats de diamant par an mais rien que pour l’année 2016 elle n’a produits que 73.665,40 carats le premier semestre et 102.564,36 carats pour le deuxième soit 176.229,46 carats au total

Pourtant, il y a 6 ans, une expertise menée par une firme minière sud africaine sur une roche dénommée « massif 1 » et certifié par les ingénieurs de la Miba a démontré que ce massif contiendrait plus de 45 millions de carats de diamant situés entre 200 et 300m de profondeur.  Faute de l’outil de production et d’argent la MIBA ne pourra pas remonter ces millions de carats du sous sol. Le professeur Dieudonné Mbaya Tshiakanyi, Directeur Général de la Miba après une brève visite sur ce massif au polygone Miba explique que «  » aujourd’hui ce qui manque ce sont des capitaux pour pouvoir faire le cash clos nécessaire, le fond de roulement et ce qui manque principalement c’est l’outil de production. Il faut que nous puissions rénover et mettre en place des laveries qui sont spécifiquement dédié au traitement de la Kimberlite , il faut que nous ayons des engins d’exploitation et des engins périphériques. Avec l’expertise et les travailleurs qui son encore là nous sommes capable d’exploiter ce massif et de trouver des millions et des millions de carats »

L’exploitation du diamant ne revient pas qu’à la société minière de Bakwanga, elle a était libéralisé depuis 1981 par le président Mobutu. Sur place dans les mines de Mbuji-Mayi, les creuseurs se livrent à l’exploitation artisanal, pour le plus de cas, dans la concession même du polygone Miba ou sur des carrés miniers appartenant à la Miba mais non surveillés par manque des moyens. Ils exploitent ces mines sans équipements approprié parfois avec des moyens rudimentaires tels que bèches, seaux, tamis etc. Le diamant se cherche dans un tamis tenu à la main sur des rivières souvent à fort courant et le tri à la main nue appuyé par l’œil. Cette activité qui pille les resserves de la Miba est le fruit d’une crise économique et sociale intenable dans cette ville. La société assiste passivement chaque jour qui passe au pillage systématique de ses réserves par des creuseurs clandestins qui écrèment à petit feu la matière précieuse trouvable aux alentours de son polygone Minier, comme ici le long de la rivière lubilanjiLa descente aux enfers de la géante minière a entrainé avec elle la baisse sensible de transactions des hommes d’affaire du secteur de diamants.  Sylvain kazadi Wa Mitshiabu, diamantaire et opérateur économique reconnait cet état de chose et reste optimiste quand à la relance économique du géant. « « Il y a eu la crise mondiale qui a fait basculer le monde entier, c’est là que le déclin du business diamant a commencé, la crise de 2008, mais petit à petit les gens ont commencé à se redresser.  C’est vrai qu’avec la chute de la Miba, il y a des sérieux problèmes dans la province et dans la ville de Mbuji-Mayi, ca on est conscient, de ca et je pense qu’avec l’aide de Dieu petit à petit les choses sont entrain de revenir et je vous dis, retenez que la ville de Mbuji-Mayi et cette province, il y aura un boum économique d’ici quelques années »

Mais quand est ce que la MIBA a commencé à sombré ? Tout commence avec la guerre d’agression de 1998. Les anciens alliés de Kabila père se retournent contre lui et créent des nouvelles rebellions. Le pays est divisé en trois parties et il faut faire la guerre. C’est en ce moment là que la MIBA est appelé à soutenir «  l’effort de guerre ». Les travailleurs sont appelés à travailler plusque normalement, mais la production vendue, l’argent va dans la guerre. La MIBA ne reçoit plus rien et est obligée de s’endetter et aujourd’hui, cette dette est estimée à plus de 150 millions de dollars américains.

A l’heure actuelle la Miba compte moins de 5000 travailleurs impayés depuis des dizaines de mois, une gestion ralentit par une sérieuse crise financière or elle réaffirme toujours qu’elle détient dans ses coffre-fort une pierre de 146,24 carats produite le 21 décembre 2016 invendue à ce jour et qui sera vendue suivant les procédures légales quand les conditions de marché le permettront. Lors de sa visite au Kasai, le président Kabila a, une nouvelle fois promis la relance de cette entreprise de l’Etat. Mais le président congolais n’a pas dit quand et comment cela se fera.

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