Congo Brazzaville : Le Pool une épine dans la chaussure de Sassou!

Ligne chemin de fer Brazzaville – Pointe Noire non fréquenté depuis des mois à cause de la situation au Pool

La situation dans le Pool est très grave selon le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en pour l’Afrique Central qui a présenté mercredi son dernier rapport sur la sous région à l’ONU. Cette même situation est décriée par la société civile qui appel au dialogue entre les autorités et les milices . Les habitants de Brazzaville subissent déjà les conséquences du blocus de la région du Pool. Pendant ce temps, Brazzaville ne veut rien comprendre .

C’est depuis novembre dernier, que  trains transportant les voyageurs et les marchandises ne circulent plus sur les 510 kilomètres qui séparent Brazzaville et Pointe-Noire, les deux principales agglomérations congolaises qui abritent à elles seules un peu plus de la moitié de la population du pays.

Pour cause, l’insécurité dans la région du Pool où les deux ponts de la voie ferrée ont été détruits. Les habitants de Brazzaville affirment que «  On souffre à cause de cet état de fait. C’est pour cela que nous lançons un appel à nos autorités politiques de pouvoir régler cette affaire. Le train est important pour nous. Avec la rupture et la réalité du pays, c’est difficile de faire son marché et lier les deux bouts du mois. Avec nos maigres salaires, c’est difficile de vivre. Nous demandons à l’Etat de penser à cela. Les conflits politiques ne nous concernent pas. Nous, la population, nous avons besoin de vivre. »

L’armée congolaise  traque dans cette région Pool,  l’ancien chef rebelle Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntoumi, et ses miliciens ninjas accusés d’avoir attaqué les quartiers sud de Brazzaville pour contester les résultats de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 remportée par le président Denis Sassou Nguesso.

Depuis, la region du Pool, vit un véritable état de siège. La société civile dénonce ce blocus en meme temps crée et imposé par les autorités. Elle appel les autorités de Brazzaville à « dialoguer avec les miliciens afin de trouver une solution durable à cette crise » a déclaré à JUKA AFRICA, John Washington Ebina, membre de la société civile du Congo.

Mais du coté Brazzaville, on ne veut rien entendre. « On ne négocie pas avec les terroristes » marte t’on du coté des autorités . L’ONU se dit pour sa part préoccupé par cette crise qui a déjà fait plus de 81 milles déplacés interne. Des déplacés qui vivent dans des très mauvaises conditions, sans aide humanitaire.

Dans une intérview à RFI, François Fall, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Afrique Centrale a déclaré « Ça nous préoccupe assez sérieusement. Depuis le mois de mars, il y a quand même une accélération des accrochages entre les troupes de Ntoumi et les troupes gouvernementales. Et donc la situation devient de plus en plus grave dans cette zone. Il y a aussi plusieurs districts de la région du Pool qui ne sont pas accessibles à l’humanitaire, et on craint une crise alimentaire. Une malnutrition nous a été signalée, nous sommes très préoccupés par cette situation et aussi par les centres de santé qui ne fonctionnent pas. Depuis, il n’y a pas eu encore de troupes des Nations unies qui ont pu y avoir accès. Y compris le PAM (Programme alimentaire mondial), le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) et les organisations des droits de l’Homme. Je pense qu’il y a beaucoup de problèmes. »

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