Reportage : Cameroun ,Elles cassent les pierres pour survivre !

A Maroua, au Nord Cameroun, Une femme casse la roche pour en extraire les pierres

Chaque jour, à Maroua, chef-lieu de la région de l’Extrême Nord du pays, plus de 200 femmes et enfants grimpent la montagne à la recherche des grosses pierres. Ces femmes de courage redescendent ensuite avec ces grosses pierre pour les casser et les réduire en gravier. A coup de pierre ou de marteau, elles frappent sur caillasse tout au long de la journée. Elles vont vendre ce gravier pour gagner de l’argent et prendre soins de leurs familles. Des familles qui ont inversé de rôle dans cette région du Cameroun où le taux pauvreté avoisine les 30%. Elle est surpeuplé, frappé par la sécheresse et la guerre contre Boko Haram en permanence. La grande majorité d’hommes par ici n’a pas d’emplois. Ce sont leurs femmes qui ont pris la relève en allant à la recherche du pain quotidien.

 

Le travail commence tôt le matin à 6heures. Ces femmes se réunissent au pied des montagnes qui entourent la ville, sans protection, accompagné de leurs enfants. Ils partent ensemble s’approvisionner en grosses pierres. Des gros cailloux que l’on trouve des grands trous sur la montagne. Ils seront transportés jusqu’au pied de la montagne par les enfants. Là, ces femmes braves se sont installées pour le concassage. Apres ce travail, le gravier sera revendu entre 15.000 et 50.000f à des entreprises de constructions de routes, de maisons et à des particuliers.

Beatrice a 14 ans et elle aide sa mère dans ce rude métier depuis 5 ans tout comme ses camarades. Elle explique. « Je viens ici chercher l’argent pour aider ma mère et mon père, aussi pour acheter mes cahiers, je n’ai pas peur, je suis habitué et ça fait cinq ans que je travaille ici». L’argent produit ici servira à payer la nourriture, les frais scolaire, des fournitures et les habits. Un labeur qui touche parfois à leur féminité et l’âge mais, elles sont plutôt heureuses de gagner leur vie et leur combat pour l’autonomie.

Cette mine a été fondé par Madame Djoumada Marthe depuis sept ans, beaucoup comme celui-ci plusieurs entoure la ville. Plusieurs femmes se sont retrouvé entrain de concasser des pierres parce qu’elles manquent d’emploi et leurs maris aussi. La guerre aussi en est pour beaucoup. Elles travaillent tous les jours de 6 heures  à 18 heures. C’est le cas de Suzanne DJIDA qui s’en sort plutôt bien : « Je fais ce métier ça fait presque un an. Je le fais parce que mon mari n’a pas de travail, on a des enfants devant nous, ils vont manger, ils vont s’habiller et il y a les études par ici, tu peux gagner des fois, 5000f, parfois 4000f, et ça peut vous aider comme ça. Donc, c’est ça qui m’a poussé à venir faire ce travail. Ici, nous tous on se débrouille comme ça, il n’y a pas de sous métier dans la vie»

Les risques sur leurs vies, leurs santés et leurs sécurités sont imminent malgré leurs mains sèches, rudes, pleines de cicatrices et parfois gonfler. L’assurance ce qu’elles ne vont arrêter demain si la pauvreté et la guerre na quitte pas la ville.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *