Burundi : L’ONU préoccupée par la situation au Burundi

Burundi : L’ONU préoccupée par la situation au Burundi

La situation au Burundi a été au menu du 37 ème sommet du conseil de sécurité de l’ONU tenu lundi à Genève en suisse. A cette occasion, l’envoyé spécial de l’ONU Michel Kafando a indiqué devant le conseil de sécurité que la situation au Burundi « reste un sujet de préoccupation pour la communauté internationale ». Il interpelle l’union africaine à s’engager davantage pour l’aboutissement de la médiation entre le pouvoir et l’opposition.

Le burkinabé Michel kafando rejette les accusions des autorités burundaises sur l’implication de l’ONU pour la résolution de cette crise.  Pour lui il n’y a ni ingérence, ni partialité dans l’intervention de l’ONU. Les nations-unies a pour mission « de tirer sonnette d’alarme » sur les situations difficiles que traverse le Burundi depuis de 2015.

Certains pays membres du conseil de sécurité de l’ONU, comme la côte d’ivoire et l’Ethiopie ont insisté sur les violations à répétition des droits de l’homme au Burundi et sur la tenue d’un dialogue politique inclusif dans les soucis de trouver un consensus plus large.

Pour l’Ambassadeur du Burundi à l’ONU, la situation est entièrement calme. Le dialogue se poursuit normalement au Burundi et ne connait pas de temps mort. Selon Albert Shingoro, l’ambassadeur du Burundi à l’ONU, le Burundi ne présente aucune menace à la sécurité internationale. Il appelle par ailleurs le conseil de sécurité de l’ONU de retirer son pays dans son agenda.

Dans un rapport publié par la fédération internationale de la ligue des droits de l’homme (FIDH) en 2017, le pays a connu 456 cas de meurtres commis par les forces de l’ordre, 89 cas de disparitions forcées, 283 victimes ont subi les actes de torture, 77 cas de violences sexuelles et 338 cas d’arrestations arbitraire.

La crise burundaise a été causée par le maintien au pouvoir de pierre NKurunziza. Depuis 2015, le pays traverse une crise extrême caractérisée par la violence, les meurtres, voir les disparitions forcées. Un referendum aura lieu au mois de mai prochain pour décider d’un changement de la constitution. Ce qui permettrait au président Pierre Nkurunziza de se présenter aux élections prévues en 2020 et briguer deux nouveau mandats de sept ans.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *