Burundi : le pays à zéro ONG

Burundi : le pays à zéro  ONG

 

Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza vient de suspendre les activités de toutes les ONGs pour une durée de trois mois.

Annoncé vendredi dernier par le président du sénat, la mesure est entrée en vigueur hier lundi et ce pour toutes les ONGs que ça soit locales ou internationales. Elle a été prise afin de procéder à un  contrôle d’équilibre ethnique défini par la constitution du pays, soit : 60% des Hutus et 40% de Tutsis. Seules les ONGs qui se seraient conformées à la loi seront autorisées à rouvrir leurs activités après les 3mois soit le 01janvier. Mais les ONGs estiment que la mesure prise par le Président  n’est pas professionnelle  et il existe encore un certain flou sur la portée réelle de cette décision. Faustin Ndikumana de l’ONG PARCEM affirme : « Jamais on n’avait voulu que ces équilibres  régiraient le monde professionnel, les compétences, les secteurs privés non-étatique, Non ! Parce que le recrutement dans une ONG, dans une entreprise privée professionnelle, dépend des critères de mérite, de professionnalisme qui doivent être mis en avant ».

Toutefois, le ministre de l’intérieur vient de rencontrer les responsables des ONGs pour exiger 4 documents à fournir pour l’autorisation de réouverture sans attendre ce délai de trois mois. Ces documents sont : la Convention de coopération signée avec le Ministère des Affaires Etrangères, le Protocole d’exécution de la loi régissant les ONGs dans le Plan National de Développement du Burundi, l’Acte d’engagement de respecter la réglementation bancaire au Burundi et le Plan progressif de correction des déséquilibres ethniques. Cette mesure vise non seulement les ONGs, mais s’étend aussi dans toutes les entreprises publiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *